Inscription et demande de logement

Trois projets d’habitation communautaire, en inclusion, réussis

Alors que plusieurs candidats à la mairie de Montréal se prononcent en faveur d’une stratégie d’inclusion obligatoire, l’entreprise d’économie sociale Bâtir son quartier présente trois projets qu’elle a développés dans le cadre de l’inclusion de logements sociaux et communautaires, et qui ont fait leurs preuves. Bâtir son quartier souhaite pour le mandat municipal qui s’en vient, le maintien de la Stratégie d’inclusion de logements abordables dans les nouveaux projets résidentiels, la priorisation de l’inclusion sur site et un travail soutenu pour la rendre obligatoire.

  • Ancienne Biscuiterie Viau / OBNL d’habitation Loge-Accès pour familles et petits ménages/ 2008 

Crédits - Bâtir son quartier

Crédits – Bâtir son quartier

Portées par la Société d’habitation populaire de l’Est de Montréal (SHAPEM), les Habitations Loge-Accès sont sorties de terre dans un quartier métamorphosé : à l’est de la rue Viau, le bâtiment où étaient jadis confectionnés les fameux biscuits Whippet avait été converti en un immeuble de copropriété comprenant 182 condos et 70 lofts.  À proximité, à l’ouest de la rue Viau, plus d’une cinquantaine d’appartements en copropriété, et des commerces, venaient de se développer.

Un milieu de vie au premier abord inaccessible pour la population du quartier composée alors de familles monoparentales ou bien de familles immigrantes, parfois en  situation de chômage. Dans le cadre de la Stratégie d’inclusion, 78 logements communautaires leur ont été réservés. Un contexte de mixité sociale qui a permis au quartier de se développer par de nouvelles constructions et la venue de nouvelles populations, tout en maintenant la présence des habitants de longue date.

  • Cours Lafontaine/ coopérative d’habitation Émile Nelligan pour seniors de 55 ans et plus / 2009

Coop Émile-Nelligan

Coop Émile-Nelligan

La coopérative a vu le jour sur un vaste terrain situé au nord-ouest de l’hôpital Louis-H.-Lafontaine, à deux pas du métro Radisson et de ses commerces. Sur le même site, ont également été construits : une trentaine de maisons en rangée, 170 appartements en copropriété dans des immeubles, une résidence pour aînés.

Dans le cadre de la stratégie d’inclusion, les personnes de 55 ans et plus vivant dans le quartier ont aussi pu en bénéficier. Parfois seule, avec de faibles revenus, cette tranche d’âge souffre d’un manque de logements abordables à Montréal. Une coopérative d’habitation a ainsi été construite  (142 appartements, un ascenseur et une salle communautaire). Elle offre des loyers accessibles (496$ pour un 3 et ½ par exemple). Aujourd’hui, l’organisation fait preuve d’une solidité financière et d’un taux de roulement de location particulièrement bas.

  • Site du Nordelec (usine Northern Electric)/ OBNL d’habitation Cité des Bâtisseurs pour aînés, et Coopérative d’habitation Le Chalutier pour familles/ 2013 

Crédit - Denis Tremblay (octobre 2013)

Crédit – Denis Tremblay (octobre 2013)

Le réaménagement de l’ancienne usine Northern Electric, imposant édifice de la rue Richardson, en bureaux pour petites entreprises et condos de luxe, s’inscrit dans un mouvement global de revitalisation du quartier. Le terrain situé à l’angle de la Rue Centre et de la Sucrerie s’est ainsi vu doté d’un nouveau bâtiment de 130 logements, propriété conjointe de deux organismes communautaires : l’OBNL Cité des bâtisseurs et la coopérative d’habitation Le Chalutier. Le premier se consacre à la gestion de 115 appartements pour aînés autonomes, le second a pour vocation d’offrir 15 logements abordables aux familles et petits ménages modestes de Pointe-St-Charles. Au-delà de la dimension intergénérationnelle, le projet se distingue par une architecture et des finitions de grande qualité, un atout dans un quartier ouvrier lui aussi en mutation.

« Au-delà des logements qu’elle apporte aux personnes à faible et moyen revenu, l’habitation communautaire est source de mixité sociale dans les quartiers. Elle assure une diversité d’occupations et permet de créer des milieux de vie où il y a une place pour chacun. Elle participe à la revitalisation dans une logique de concertation et de mobilisation de l’ensemble des acteurs d’un territoire : élus, promoteurs immobiliers, groupes communautaires et citoyens » explique Edith Cyr, directrice générale de Bâtir son quartier.

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