Inscription et demande de logement

Témoignage de Daniel Gill

Daniel Gill

COMMENT L’HABITATION COMMUNAUTAIRE ET L’INTERVENTION DE BÂTIR SON
QUARTIER ONT-ELLES CHANGÉ POSITIVEMENT MONTRÉAL ?

Sans prétendre que l’intervention de Bâtir ait changé Montréal, force est d’admettre que son intervention fut bénéfique pour plus d’un quartier. Depuis plus de trente-cinq ans, Bâtir œuvre à redonner vie à des quartiers, mais aussi à des individus. Ce 10 000e logement est la preuve sans conteste d’une grande réussite à la fois sur les plans urbain, financier et social. Grâce à ses interventions, des quartiers laissés à eux-mêmes ont repris vie, à la gentrification, on a répondu par la mixité sociale.

Plus qu’un toit, ce sont des milieux de vie et de sociabilité qui ont été reconstruits. Que ce soit par l’intégration d’un parc ou d’une place publique, par la requalification d’anciens bâtiments industriels ou religieux en logements communautaires d’une grande qualité, Bâtir a su se substituer au secteur privé pour préserver un grand pan du patrimoine architectural montréalais. Au-delà de la renaissance physique de certains quartiers, les interventions de Bâtir au travers l’habitation communautaire auront permis aux communautés de prendre en charge leur avenir collectif, et aux individus de contrôler leur propre devenir. De petits et grands gestes qui n’ont pas changé la ville, mais la vie de nombreux individus, ce qui est encore mieux.

A l’avenir, quelles interventions de Bâtir son quartier dans un contexte de densification des quartiers et des villes ?

Assurément, dans un contexte de reconstruction de la ville sur elle-même, BSQ devra maintenir le rythme d’une production résidentielle plus dense comme elle le fait si bien depuis de nombreuses années. Tout en continuant à favoriser la mixité sociale, l’accent vers une mixité générationnelle plus apte à répondre aux besoins des personnes âgées devrait être priorisé. Bien que fortement impliqué dans les grands projets urbains montréalais, Bâtir devra maintenir et renforcer son intervention dans les quartiers moins centraux où, d’ailleurs, se concentre toujours une certaine pauvreté et une forte population vieillissante.

Au défi d’une ville plus durable, plus verte et plus compacte, Bâtir devra aussi au cours des prochaines années relever celui de la ville intelligente. Des bâtiments plus verts certes, mais aussi des bâtiments plus intelligents plus performants, qui produiront leur propre énergie, se géreront plus facilement, d’eux-mêmes peut-être, qui favoriseront la communication et peut-être plus que tout la vie communautaire et associative, principale vertu du logement communautaire.