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Les enjeux du logement à Montréal

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Les enjeux du logement à Montréal

 

Des besoins toujours grands à Montréal et un parc insuffisant

 

Malgré les efforts réalisés afin de répondre aux besoins en logement des mal-logés, une partie de la population ne possède pas les ressources financières ni pour accéder à la propriété individuelle ni pour se loger convenablement sur le marché locatif privé.

La Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL) affirme qu’un ménage ne devrait pas consacrer plus de 30 % de ses revenus au logement et qu’un ratio plus élevé peut avoir des répercussions sur sa qualité de vie (1).

Les chiffres :

 

  • Sur l’Île de Montréal, près de 190 000 ménages consacrent plus de 30% de leur revenu à leur loyer, ce qui représente près de 40% des ménages locataires.

  • Parmi ces derniers, 8,8 % doivent même consacrer jusqu’à plus de 80 % de leurs revenus pour se loger, soit près de 43 000 ménages (2).

  • En février 2013, 21 817 ménages étaient inscrits à l’Office municipal d’habitation de Montréal et attendront en moyenne 5 ans avant d’accéder à un HLM, sans compter ceux qui sont inscrits sur les listes des coops et des OBNL d’habitation (3).

Au-delà de l’abordabilité des loyers, se posent les questions du volume de logements disponibles, de l’adéquation des logements aux besoins des ménages montréalais ainsi que de leur salubrité : les appartements de plus de deux chambres se raréfient et le parc d’habitation des municipalités montre des signes de vétusté.

Les chiffres :

  • En 2012, il y a eu presque 10 fois moins de logements locatifs et coopératifs mis en chantier que de logements destinés à la propriété privée; il y a 10 ans, ce ratio était de 3,6 logements destinés à la propriété privée pour chaque unité locative ou coopérative mise en chantier.

  • En octobre 2011, le taux d’inoccupation des appartements de 3 chambres à coucher et plus était de 2,1 % sur l’île; en 2012, il avait encore baissé à 1,9 % (4).

  • La proportion des logements nécessitant des réparations majeures a augmenté de

    8,6 % en 2001 à 9,6 % en 2006 (5).

1) Perspective Grand Montréal, Bulletin bimestriel de la CMM, vol.2 no.5, septembre 2008/
2) Dossier noir, FRAPRU, 2008.
3) 2013- FRAPRU- Mémoire Plan de développement de Montréal.
4) SCHL. Rapport sur le marché locatif, automne 2012.
5) Habiter Montréal, Mai 2009.

 

Nos propositions


Des milieux de vie mixtes où il y a une place pour tous, le choix d’une approche collective en habitation et la disponibilité d’outils et de programmes de financement afin de permettre son développement…

  1. 1.      LE CHOIX DE L’HABITATION COMMUNAUTAIRE

Bâtir son quartier souhaite la priorisation de la formule collective en habitation afin de répondre de façon structurante et pérenne aux besoins en logements des ménages à faible et moyen revenu, en fonction de leur composition et de leurs besoins spécifiques.

Bâtir son quartier souhaite le lancement d’une nouvelle opération logements pluriannuelle qui permettrait de financer et de réaliser au minimum 15 % des quelques 75 000 nouvelles unités résidentielles prévues à Montréal dans les 5 prochaines années.

Bâtir son quartier souhaite la reconduction et la bonification du programme AccèsLogis afin de l’adapter aux conditions de développement immobilier propres à Montréal.

  1. 2.      L’INCLUSION ET LA MIXITÉ SOCIALE

Bâtir son quartier souhaite le renforcement de la mixité sociale dans les quartiers existants et sa mise en place dans les secteurs en émergence sur tout le territoire, afin d’assurer une diversité d’occupation et des milieux de vie où il y a une place pour tous.

Pour ce faire, Bâtir son quartier souhaite le maintien de la Stratégie d’inclusion de logements abordables dans les nouveaux projets résidentiels, la priorisation de l’inclusion sur site et un travail soutenu pour la rendre obligatoire (suppose l’adoption d’une loi qui permettrait à la Ville de Montréal d’adopter une politique).

  1. 3.      DES MILIEUX DE VIE COMBINANT HABITATION, EMPLOI ET SERVICES

Bâtir son quartier souhaite que la mixité sociale aille de pair avec une mixité de fonctions (habitation, emploi, services) pour tous les nouveaux secteurs en émergence.

À cette fin, Bâtir son quartier souhaite la reconduction et la bonification de tous les programmes de financement complémentaires au développement immobilier communautaire, municipaux ou en partenariat avec les paliers gouvernementaux (soutien communautaire, CPE, locaux d’entreprises d’économie sociale, intervention sociale, etc.). Ceux-ci doivent être récurrents et à entrée continue.

Bâtir son quartier souhaite la mise sur pied d’un programme de financement « Accès Boulot » qui soutienne le développement ou la relocalisation (acquisition et location) d’entreprises d’économie sociale dans les secteurs en émergence et possiblement l’équivalent d’une stratégie d’inclusion commerciale.

  1. 4.      L’ACQUISITION ET LA RÉSERVATION DE TERRAINS

Bâtir son quartier souhaite la mise en place rapide d’outils facilitant l’acquisition de terrains, par exemple une politique d’acquisition et de réservation de terrains par la Ville de Montréal et/ou tout mécanisme efficace pour répondre à l’enjeu d’acquisition.

  1. 5.      LA SAUVEGARDE DU PARC LOCATIF

Bâtir son quartier souhaite la sauvegarde et la valorisation du parc locatif actuel, de même que le renforcement des interventions visant à enrayer les problématiques d’insalubrité, dans une optique de maintien de l’abordabilité résidentielle.

  1. 6.      LA VALORISATION DU PATRIMOINE INSTITUTIONNEL ET INDUSTRIEL

Bâtir son quartier souhaite que les propriétés publiques excédentaires soient mises prioritairement à la disposition des groupes promoteurs de logements sociaux et communautaires et des entreprises d’économie sociale.

  1. 7.      UNE VILLE PLUS VERTE ET DURABLE

Bâtir son quartier souhaite l’adoption de mesures favorisant des constructions écoresponsables, une densification résidentielle à proximité des infrastructures de transport collectif existantes et l’amélioration de la desserte en transport collectif, de façon synchronisée avec le développement immobilier, notamment en périphérie des quartiers centraux.

 

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