Inscription et demande de logement

Communiqué de presse

CONSULTATION DE LA SOCIÉTÉ D’HABITATION DU QUÉBEC « VERS UNE NOUVELLE APPROCHE D’INTERVENTION EN HABITATION »

MISER SUR L’HABITATION COMMUNAUTAIRE & AMÉLIORER LE PROGRAMME ACCÈSLOGIS

Après Rimouski, Les Laurentides, Lanaudière et Laval, c’est au tour de la métropole de participer aux consultations de la Société d’habitation du Québec sur la question du logement. Bâtir son quartier, l’un des leaders en habitation et en immobilier communautaire au Québec et à Montréal, participe à la rencontre qui se tient aujourd’hui, à partir de 13h45, à l’hôtel Holiday Inn Montréal Centre-ville.

Bâtir son quartier invite le gouvernement québécois à miser, encore et toujours, sur l’habitation communautaire pour son caractère structurant et sa contribution au développement économique et social de Montréal. Le groupe de ressources techniques propose également des pistes d’amélioration au programme AccèsLogis dédié au développement de coopératives et d’OBNL d’habitation et qui fait l’objet d’une réflexion dans le cadre de la consultation.

L’habitation communautaire, un outil essentiel dans le développement de la métropole et rentable pour la société québécoise

« L’habitation communautaire reste encore aujourd’hui le meilleur outil pour loger adéquatement les personnes à faible et modeste revenu ou en situation de vulnérabilité. Associée à de l’aide au loyer, c’est une combinaison gagnante pour avoir accès, non seulement à un logement à loyer abordable, mais également à un logement salubre, de qualité, adapté à ses besoins et à sa condition physique, affective ou mentale » affirme Edith Cyr, directrice de Bâtir son quartier.

En effet, la dynamique de collaboration entre les acteurs du milieu et la ville de Montréal tout au long du développement des logements, le soutien communautaire offert dans de nombreux projets, la richesse de la vie démocratique dans la gestion opérationnelle des organisations, rendent l’habitation communautaire unique et pertinente dans l’aménagement et la vitalité du territoire.

Par ailleurs, d’un point de vue économique, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Les 12 projets d’habitation développés par le groupe de ressources techniques Bâtir son quartier en 2015, dans le Grand Montréal seulement, représentent entre autres :

–  600 emplois directs et indirects;

– 7 millions de $ en taxes de vente;

– 712 000$ en taxes municipales annuelles estimées;

– de nombreux exercices de démocratie et de participation citoyenne : 140 assemblées générales et 410 rencontres de comité;

– 12 milieux de vie qui favorisent le sentiment d’appartenance, l’autonomie de la personne, l’insertion sociale, l’implication et la prise en charge individuelle et collective.

De façon générale, les 10 000 logements ou 450 projets d’habitation que Bâtir son quartier a réalisés depuis 40 ans représentent :

– un patrimoine locatif abordable pérenne qui évolue selon les dépenses réelles et non pas en fonction du marché;

– des produits de qualité qui ont fait l’objet de reconnaissances et qui se sont distingués dans la profession architecturale;

– le fruit de concertations des acteurs locaux et des citoyens pour améliorer leurs conditions de vie;

– des économies substantielles en matière de services sociaux pour le gouvernement.

Pistes d’amélioration pour plus de rapidité et d’efficacité dans le programme AccèsLogis

 Bâtir son quartier partage avec le gouvernement les mêmes préoccupations qui ont été exprimées au printemps par le ministre responsable, soit: la réduction des délais et la même volonté de produire du logement au meilleur coût possible.

« Nous souhaitons vivement voir le programme AccèsLogis gagner en flexibilité. Les lourdeurs administratives sont autant de freins à la production et aux délais de livraison des projets. Nous pourrions développer davantage de logements et plus rapidement si certaines règles étaient révisées et si les contrôles étaient allégés » soutient Edith Cyr.

Selon Bâtir son quartier, le programme devrait se baser sur un guide, des orientations et des objectifs à atteindre plutôt que sur des normes trop détaillées.  Appliquées à la lettre, les directives du programme peuvent parfois freiner l’innovation, l’initiative et l’appropriation, affectant ainsi la capacité des groupes et des bénéficiaires de logement à s’autodéterminer et à s’autogérer.

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Pour des exemples de projets d’habitation communautaire phares développés dans le Grand Montréal
Pour davantage de données statistiques sur les besoins en logement dans la métropole
Pour davantage d’information sur l’habitation communautaire et le rôle des groupes de ressources techniques :
Contact presse
Marie Réveillé, responsable des communications pour Bâtir son quartier
514 839 3108
mreveille@batirsonquartier.com